| Tu préside mon univers, Mon corps dépend de tes mains, mon souffle du tien. Seule face à moi-même je songe, je me perds dans un inventaire tangible. Ai-je eu une vie avant ? Probablement. Sûrement des intervalles à distance, des épreuves sur un trajet, Flagrants périls versatiles, Rien qui mérite de s'attarder vraiment. Mémoire mutilée, ne rien sauver de ces histoires dérisoires. Ma légende commence ici et maintenant, au creux de toi, Proche des tes appels, mais à pas de géant. Si la nuit tombe, si je perds ton ombre dans la pénombre, Je fais le serment d'étirer chaque lueur, la moindre étincelle, Pour envisager encore ton corps jusqu'à l'aurore. Faire des matins un recommencement, Une passion méritée à la force des reins. Avide de murmures caressant ton cou, je t'invite dans une étreinte charnelle, Une communion sensuelle qui nous mène au-delà des frontières du réel. Si je ne trouve plus les mots pour te dire, T'écrire alors dans une frénésie égarée des sentiments aliénés. Si je perds la raison, pardonne-moi, veille sur moi, attache-moi. Je soudoie le temps pour passer une vie entière au moins, A effleurer de la main ce regard dans lequel j'ai posé tous mes désirs clandestins. Et mourir d'amour enfin… |