Le sang

retour

Du fin fond du bruit, règne le silence,
Celui de l'homme qui fuit, qui à peur.
Il ne sait pas aimer, il aime trop.
Il se retranche alors,
Pour ne plus pleurer le sang de l'amour.
Peut on encore dire " je t'aime " sans se noyer ?
J'ai l'âme à la dérive et je lui cours après.
Ce soir j'ai rencontré l'hiver après l'été.
De cette douce brume,
Je ne retiendrais que le parfum du baiser,
Aussi cruel soit-il, aussi facile à donner.
Pourquoi a t-on tellement besoin d'une présence,
D'un souffle, d'un regard porté à nos côtés ?
J'aimerais à mon plus fort désir devenir un ange,
Pour émietter les vautours et libérer l'amour.
Je ne veux plus être une ombre changeant sans cesse d'identité.
Je veux l'éclat profond,
Je veux la pureté d'une douce et sainte vérité,
Ou nulle hypocrisie ne résiste,
Ou le mensonge n'existe pas.
Je voudrais être une fleur,
Qui éclos chaque jour pour trouver la rosée.
Dire que j'aime après une nuit aux ébats merveilleux.
Mais seule dans l'obscurité,
Je tremble rien qu'à imaginer le bonheur de cet amour prochain,
Et je pleurs de peur à l'idée de ne jamais le trouver.